Van den Bergh

Visa Recipients

  • VAN DEN BERGH, Adele Margaretha P A
    Age 25 | Visa unnumbered
  • VAN DEN BERGH, Jeannette née MEERLOO P
    Age 48
  • VAN DEN BERGH, Max P
    Age 52
  • VAN DEN BERGH, Simon
    Age 58
  • VAN DEN BERGH, Sonia née POKROJSKI
    Age 48
  • VAN DEN BERGH, Tamara P T
    Age 26

About the Family

The VAN DEN BERGH family received visas from Aristides de Sousa Mendes in Bayonne on June 21, 1940. The following day, they traveled from Bayonne to Porto, Portugal on the vessel Milena, a Portuguese schooner that had been chartered by Belgian and Dutch financiers for a group of around 50 passengers.

Simon and his daughter Tamara left for England from Leixoes, Portugal on or about July 22, 1940 aboard the Benedict, a cargo ship with destination Liverpool, UK, where they arrived on the 29th.

Adele was able to leave Lisbon on the Excalibur on August 28, 1940 for New York. Although university educated, she travelled with Dr. and Mrs. Serge Voronoff in the capacity of "maid" or caretaker of their dogs.

Sonia traveled from Lisbon to New York on the vessel San Miguel in October 1940.

  • Photos
  • Artifacts

Visa issued to Adele VAN DEN BERGH in Bayonne

Adele VAN DEN BERGH PVDE card Porto

PVDE identification card of Adele VAN DEN BERGH issued in Porto

  • Testimonial

Diary of Tamara VAN DEN BERGH

21 June 1940

250 dollars pour aller à St. Jean de Luz demandait un officier Polonais, 1000 pour Hendaye.  Je suis assise sur un base à 9 heures du matin en attendant l'ouverture du magasin sport.  Les croissants sont rares. 10 heures en route pour Bayonne dans un camion assis sur des bagages. Drôle de taxi, ils ------- gros.  Mais on a oublié de passer à l'hôtel de Bretagne.  Le taxi --volte et on cherche [Simon] de Kadt, qui a un permis général d'embarquement. 

On va suivre l'auto du Kadt. On perd Simon deux fois. 11 heures assises sur les malles après une inspection sommaire. Pas plus de 25,000 francs.

Assise dans un café à Léopold de la Baule grande effervescence. Toutes les nationalités se rencontrent. Achats de couverture de voyage. Les Dames de France sont fermées.  On veut trop. On parle miracle et le ravitaillement est maigre. Nous partons en bateau P. Ecris à Roger. Le douanier me donne 20 ans. On telephone au consulats qui sont débordés. Il y a une mission anglaise avec des dames de l'armée du salut. Pleins de soldats fourbus. Notre bateau est un 4 mats. Je casse un verre. Je veux le payer. "Taisez-vous, Madame," me dit le garçon d'un air gracieux.

Acheté des cigarettes pour le douanier. On ne peut pas acheter plus d'un paquet; le douanier nous conduit à la charcuterie (jour défendu) et après avoir contemplé le consulat Espagnol, assiégé par une foule, il nous trouve un dernier livre de pain et un café Bon Basque.  Trois cafés et 3 morceaux de sucre avec une goutte de lait contribue à notre bien être corporel.  Le bateau apparait.  Il ne partira que vers 2 heures du matin.  Le mari de la charcutière est prisonnier. "J'ai navigué dans tous les coins du monde, je suis resté droit."  L'autre répond. "C'est là votre erreur." 

J'ai un baluchon, deux couvertures et dedans une boîte à bijoux vide et des couverts cuir; le tout tombe à chaque moment et le douanier refait le paquet. Comme l'on dit, "sans être malhonnête, on peut se laisser guider par les offres." "J'ai joué dans la comédie et dans le drame, et dans le drame vous y êtes!"

Je vois un bateau avec des soldats. Les soldats débarquent. Je vois Pighetti, Roger mort ou disparu, Bernheim, Regis, et les 3 filleuls de Roger.  Pighetti est blessé à la pate. Il est très sympa. Je donne des cigarettes à un soldat qui s'est sauvé à la nage. Les événements me dépassent. 

15 heures, le bateau ne part pas, les sardines sont toujours dans le bateau. La douane le fera demain à 10 heures.  8 heures nous sommes enlevés Ada [van den Bergh] et moi en auto par l'entrepreneur de l'affaire, un vieux couple gaga. Hospitalité charmante. Une maison basque, les enfants nous donnent leurs lits. La chambre des enfants est tapissée par le portrait des grands chefs militaires de cette guerre, aussi les portraits des rois exilés, le roi des Belges a été ôté. 

Ce matin rebateau. J'envoie du chocolat à la dame. Des bruits que le bateau ne part pas. On n'a pas de visa de sortie, mais nous avons chacun un visa d'entrée Portugaise, avant nous n'avions qu'un visa collectif. La question de dollars est agitée car on ne peut en emporter. Papa erre nerveux et demande des renseignements à l'inspecteur de police, ce qui fait que l'on mentionne de lui dire de ce tenir tranquille.  Enfin, permission d'embarquer. Des chaussures alpins font le bonheur.

J'ai rencontré un lieutenant. Je lui ai demandé d'envoyer P. sur le banc en face des 4 mats. On embarque. Tout est prêt.  12 1/2 j'ai faim.  2 heures. Toujours en garde.  J'ai comme voisin un Hollandais, golfeur universel et dilettante.  Les sardines sont sorties et nos bagages les remplacent.  Des curieux demandent des questions et des français cherchent à s'embarquer.

C'est très difficile d'obtenir un visa de sortie.  Le douanier de hier a dit à maman, "Elle est très gentille, si j'avais 20 ans de moins!" Je lui ai donné des cigarettes. Je suis vêtue d'un imperméable et d'un chapeau de paille, et comme dit mon voisin "s'est l'optimisme et le pessimisme."  4 1/2 le bateau part, le halètement du moteur. Le douanier me dit "Vous étiez plus gaie hier, vous avez l'air triste." Je suis triste de partir. Un tchèque: "Pas de cafard, les Anglais auront la victoire." Des soldats du haut d'un rempart nous contemplent. La foule est triste. Un jeune Belge nous envie.  Le bateau avance. Quelques bateaux de guerre plein de marins. Le bateau avance dans l'estuaire. Partir sur un bateau avec salle de bain moderne et douche américaine! On require de l'eau de cologne. La perspective de 4 jours de bateau et d'une torpille. Le Portugal, puis l'Amérique ou l'Angleterre. P. n'était pas là. J'ai quitté le chapeau de paille et mis le foulard autrichien. Mon voisin prend son 5 o'clock tea. Je vais l'appeler Burberry à cause de son imperméable.  

Le 22 [23?], 9 heures du matin. La pluie crépite sur le pont.  Le vent s'est levé et le bateau se soulève faisant corps avec la mer. Mais moi, réveillée, je fais corps avec le bateau et mon esprit fiévreux m'oblige à écrire.  A[da] disparue. Je pense à l'expédition de N., à son sac de couchage. Je suis dans la cale du navire.  Tout en bois et clos. Une vaste pièce au milieu une chaine en bois, de chaque côté une double haie de transatlantiques avec un appui pour les pieds suivant la choix de l'habitant. Des corps inertes, appésantis par des monceaux de couvertures et des manteaux. Tout le monde git inertes. Deux lampes à pétrole suspendues à des hauteurs diverses jettent une lumière blafarde sur un decor plus réaliste que Gaston Baby et Dublin. Je m'étais assise ou plutôt écroulée à droite du navire après avoir descendu l'escalier en bois tortueux espérant continuer à voir un coin du ciel et les cordages par la trappe. Mais tout est clos. Je pense à mon grand-père. Il a 86 ans et il a pu partir avec ses 2 frères 86 ou pas.

Visa, le mot est imprimé dans mes yeux en lettres électriques comme les devantures de cinéma. A 10 heures 1/2 nous discutions de notre situation. "Tu seras étendue au milieu des crachats et des rats sur les planches. Ces propos pessimistes me font jouir de la situation présente car jusqu'à présent seulement les crachats se sont réalisés. Je lutte contre un estomac capricieux et la pointe de mon stylo suit le mouvement du bateau qui s'accélère. Hier soir on nous a donné du jambon et B. m'a donné un morceau de pain de mais qu'il avait acheté au marché. Le tout augmenté d'un soupçon de pâté de foie gras et d'un bout de fromage a regagné les planches. 

Je fais comme les vaches, je rumine.

On a la manie de l'espionage. Une dame tchèque avec un foulard vert était soupçonnée.  Elle donnait des cigarettes au soldat. La nuit elle fouillerait des sacs et elle envoyait des télégrammes. J'arrête. Le bateau ne part pas. Puce puce, le chien, court partout. Un bébé issu d'une mère anglaise et d'un père hollandais sourit, seul innocent du bateau. Nous avançons mal contre le vent. B. mange son pain de mais et étale un panier ingénieusement compris, plus une bouteille de cognac qu'il avalera d'un trait si on rencontre un sous marin. La plupart des gens on l'air émigrant, cheveux à la dormi dessus.  L'espionne s'occupe de ses enfants et ses cheveux décolorés n'ont plus l'air dangereux. Je me suis lavé le visage et les mains, mais j'ai remis aussitôt ma main sur du cambouis, ainsi le résultat est relatif. 

8 heures 1/2. Arrêt à Santander. Le capitaine prétend qu'il va voir l'Espagne et il fait beau.

Apres dîner de soupe et de macaroni, j'ai dormi pendant le déjeuner. Le bateau est arrêté.  On reparle politique.  Le capitaine de mitrailleuse tchèque avait acheté un jambon et des conserves, qui font le bonheur de tous. 

9 heures. Un petit bateau avec 2 charmantes dames brunes, chapeaux à voilette, arrive à bord.  Un jeune homme, souliers beiges, Police. Tout le monde doit montrer son passeport. Le mot d'ordre est "protestant."  La femme à voilette est montée sur le bateau. Mme de Kadt lui offre son manteau. L'amie de la police descend presto avec ses hauts talons. Nuit calme, coupée par les ronflements sonores d'un monsieur, humidité grandissante.  Matin je me lave les dents. La Sanita nous fait une piqure contre la variole qui règne au Portugal. Hier soir on a débarqué bébé, maman, papa. 

La mère avait fui sous les bombardements en Hollande et -------- à nourrir son enfant à cause du manque de nourriture. Une nuit sur le bateau l'a achevée. Le capitaine espagnol descend avec amour portant le bébé dans ses bras. 

La police est revenue ce matin. Une partie était là depuis hier soir pour garder le bateau. Ils sont jeunes, gris, sous alimentés. Ils jouent avec le chien, ont une cape noire, un revolver, et un long poignard. L'arrivée d'un journal promis par le Sanita d'hier, l'armistice pas signée.  Il y a 8 1/2 d'eau pour le moteur.  Puce Puce a trouvé un chien blond, qui est devenu gris, avec qui il partage ses pièces. La jeune policière le prend comme taureau et fait des passes de toréador.  

12 1/2 Le Consul Portugais est venu. Madame de Kadt a bouffé la police de cigarettes, chocolat, et moi je jouais mon rôle en souriant. Le jeune policier infirmier devait si ravi qu'il nous a montré la photo de son amie. Déjeuner de biscuits avec pain rassis et grosses boules de fromage coupé en tranches. Nous faisions comme les dromadaires. On buvait toute l'eau au bord. Si demain on continue par bateau, nous serons assoiffées, vu que l'eau ici n'est pas potable.  Les plus gros ont toujours faim. Le vent siffle, c'est délicieux d'être amarré.  Je me demande si le Consul de Madrid me donnera la permission de continuer par train.

Les 2 Kadt ont un visa et peuvent descendre, mais nous on a le mal de mer, Amen. 5 heures, la police revient. Pluie torrentielle. On parle avec les policiers. Le Duc de Windsor et des Rothschilds sont à Madrid. On doit descendre dans le bas du bateau. On désinfecte le bateau et on parle de ne pas nous permettre de continuer le voyage: les conditions étant trop sommaires. L'odeur du désinfectant remplace. 3 heures. Je donne 50 francs à un policier pour qu'il m'achète des oranges, le sourire fait des miracles. Il veut moins d'argent. Je lui demande des biscuits, mais on ne peut en acheter en Espagne. Mon example est suivi, il achète du savon à laver. 

Il a 20 ans, mais il a fait 2 années dans la guerre civile. Il me montre du doigt où Santander a été bombardé.  Il y a une chance que nous pourrons partir.  La commission d'hygiène en discute. C'est l'odeur des sardines, si nous ne tombons pas tous malades. Le consul hollandais était un allemand. L'espoir renait. Peut-être pourra t'on partir.  Le médecin trouve les conditions sanitaires du bateau insuffisantes et la police dit qu'elle nous enfermera si nous débarquons sans visa. Maman veut demander un visa au médecin, mais le médecin a disparu.

A 7 heures arrive un papier. Les 2 Kadt, qui ont un permis, peuvent débarquer. Une grosse dame est verte de peur. On la corde et précédée d'un batelier on la descend .... des dangers de la graisse. Une femme nerveuse à haut talons nous fait apparaitre l'escalier un pic à descendre. Heureusement les jeunes filles et le consul Portugais font preuve d'agilité. Quand à Monsieur de Kadt, il descend comme s'il méditait un problème. Il a bien descendu, est un sujet à méditer.

Quatre heures, dîner dans la cuisine. La bande de Tcheques sont installés et [on] mange une excellente soupe fait avec des conserves données par les Hollandais dans des belles assiettes des H., avec les cuillères des H. Mme de K. vient leur faire une scène. Elle croit encore être dans une maison servie par 10 domestiques et que sa cuisinière a barboté du sucre et que le repas n'est pas servi à l'heure. 

Pendant ce temps je me suis mis dans un coin. J'ai pris de la soupe, je l'ai mangé, ce qui a fait que les marins disaient "Sapere vivere" et que le cuisinier m'a offert de la viande et j'ai eu du thé, pendant que les Hollandais étaient mal servis. Après la dame a continué à numéroter les biscuits et les linges personnels, qu'on a retrouvé.  Sourire et il faut se servir soi même est la devise sur ce bateau.

Le 25.  Les planches dégageaient une humidité à l'eau de javel qui imprégnait mon transatlantique et je risque d'être pleine de rhumatismes demain. Le bateau devient de plus en plus humide. Le matin on a droit à une tartine de fromage et une confiture.  La dame Hollandaise règne et veut que tout soit mesuré. Le capitaine s'est levé une heure plus tard. Il fait mauvais. Du vent. Le baromètre monte. Peut-être on partira demain. Ce matin je me suis bien lavée chez le capitaine alors que les dames en bas se faisaient apporter de l'eau et ne pouvaient que se débarbouiller le bout du nez.  

On ne donne rien aux tchèques. Mais ceux ci se nourrissent grassement à la cuisine. Hier j'ai parlé à une jeune tchèque, forte et saine. Elle me parle de son fiancé tchèque. Ils devaient se marier, mais depuis 15 jours elle n'a plus de nouvelles; il sera fusillé, si il est fait prisonnier. Elle m'a dit, j'ai toujours été si heureuse, j'aimais le sport, lui aussi. Nous partions dans la montagne ensemble et maintenant je suis sur ce bateau sans nouvelles. Je lui écris poste restante dans les Pyrénées et au Maroc, car j'ai appris que l'on envoyait l'armée tchèque la bas. Elle a 20 ans et nous rions ensemble de la mentalité des H[ollandais].

Quand au jeune Polonais, il est resté cette nuit sur le bateau.  Son amie est dans l'alimentation.  Elle est partie avec des réfugiés pendant la guerre Espagnole et elle est revenue maintenant. Il me dit: "Elle s'est réfugiée comme vous et votre ami Hollandais doit beaucoup pleurer. Chaque homme à son tour est le gardien du W.C. Il est obligé d'y veiller. Trois fois il s'est offert pour être soldat, mais il a été refusé, mais pour ce genre de service, on vous accepte.

11 heures. Un coup d'oeil du pont. Mes 50 francs se sont transformés en 4 kg d'oranges et des biscuits secs, bruns dans un sac et bon. J'ai dit "molto gracio" et offert un biscuit et pas demandé des comptes. Le savon à barbe est arrivé, mais il a l'air miserable. Des gens essaient d'acheter des bouteilles d'eau minérale. Ils demandent le prix d'avance. Rencontrée un mur d'ignorance et de méfiance. Ce matin un peu de soleil. Le pont est couvert de sciures de bois.  Le menuisier à la chemise à carreaux et au bon sourire scie des planches.  Le pont n'est jamais lavé.  Casquette blanche (le capitaine du W.C.) et sa femme française à manteau de léopard (elle ne voulait voyager qu'en 1re classe) ont l'aire rhumatisant et désemparé. Les Tchèques engraissent, comment? et font très désordre: bas de soie roulés et troués, barbe, et crasse, mais ils ont l'air heureux. Le majordome court de la cave a la cuisine, maigre mais avec un derrière.  Quelques têtes inconnues, un manteau à fourrure et au teint vert, errent mélancolique. C'est l'arrière garde hollandaise.

Un monsieur Hollandais, un banquier en costume bleu marin, foulard à pois d'un bleu roi ravissant, qui dort à la cuisine à un garde manger truffé [de] delicatessen (j'ai goûté hier à ses prunes) prend en fumant un cigare. Le scieur siffle impatient. L'espionne au foulard vert assortit à son teint et entourée de ses enfants non peignés et pieds nus.  Maman arrive. La majordome vient de lui reprocher que j'ai acheté des oranges. Maman m'a défendue en disant que nous n'avons aucune reserve (on nous avait dit que le capitaine se chargerait de la nourriture au bateau) et tout le monde à une cachette avec du lait et des fruits. Grand historia me dit que mon griffonnage nihilique "Pas de possibilité de départ par le train." Hourra pour les oranges. La surintendante de la majordome (ma cousine) met les linges à laver et à sécher sur une corde. Je lui conseille de se méfier de la fumée qui sort de la cheminée. Les linges risquent d'être assortis à puyence.  

Ada au foulard rouge arrive. Il parait que nous sommes célèbres.  Des capitalistes B[elges] H[ollandais] qui ont payé un million pour avoir le bateau. Nous sommes dans les journaux locaux et de Kadt a été interviewé. "Un coeur en noir" me dit "la traite des blanches" en regardant ma bourse rouge en cuir à peau de phoque. 

"Ha entrado en el puerto la galeta Milena de 773 tonelada, matriculada en Lisboa. Viajan en ella capitalis[tas] belges et hollandaises. Pagada par el viaje asciende a mas de "un million de francas." La Caceta  del Norte. (25 Juin 1940).   

7 heures.  Nous devenons un objet de curiosité pour le port. Deux nouveaux soldats sont venus nous voir. Un petit bateau avec 2 garçons tourne autour du bateau. La petite fille rousse est malade. Le médecin est venu. Il dit: "Aujourd'hui un peu de poisson, demain un peu de viande."